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54 ème Chronique de la Macronésie

CM54- Le dérapage de Gérard Collomb sur la passivité des manifestants

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

jeudi 7 juin 2018, par JMT

Ca fait un moment que ça me démange, je ne vous l’ai pas encore fait alors j’y vais : "Ben mon colon ! Plus c’est gros, mieux ça passe, je veux parler évidemment de querelles intestines" :-). Car si le Gérard a deux l et le Cristoforo une seule (mais un o au cul, ce qui vous pose un Homme), il ne survole guère mieux l’info et se vautre lui aussi à essayer de nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne.

Ou si vous préférez en version chiante, voici ma réaction quand j’ai reçu le message m’informant du dernier opus incertum du pied-nickelé de la place Beauvau :

1°) Si le ministre de la police “demande aux manifestants de faire « la chasse aux casseurs »... “ il viole gravement la loi en incitant donc les gens à se faire justice eux-mêmes ce qui est strictement interdit .

D’autre part empêcher des cagoulés de casser des vitrines ne relève nullement pour les manifestants de la légitime défense (mais les commerçants feraient bien AUSSI de baisser leur rideau au lieu d’espérer se faire payer une vitrine neuve par leur assurance, ce qui est limite escroquerie !)

Toutes ces manifestations qui sont désormais déclarées suite à la perpétuation de l’Etat d’ U​rgence via la ​L​oi, permettent à l’Etat de faire son travail :

a) pister les “black-blocks” et assimilés qu’ils connaissent parfaitement et dont certains disent même preuves à l’appui qu’il y aurait dans leurs rangs des provocateurs, proches de la police, rémunérés par elle , voire même membres des forces de l’ordre au sens large (en incluant nos services secrets, voire grâce à des échanges de bons et loyaux services avec des services étrangers voire des officines privées)

b) les surveiller de manière efficace avec les caméras urbaines et le drones qui survolent désormais les grandes manifestations et qui peuvent repérer les mouvements de groupes voire suivre certains individus

c) avoir des unités mobiles prêtes à intervenir pour les appréhender immédiatement avant qu’ils ne foutent la merde

d) n’encadrer les “manifestants ordinaires” qu’avec des policiers “normaux” et pas des robocops et laisser la manifestation suivre librement le parcours déclaré.

Ces dispositions devraient être imposées à la police par une loi pour ne pas laisser le ministre faire quasiment ce qu’il veut, ce n’est pas parce que la Galerie des Glaces de Versailles est toujours en service qu’on peut encore prétendre aux lettres de cachet "car tel est mon bon vouloir !"

Si les manifs tournent à la baston c’est entièrement la faute de la police aux ordres du gouvernement qui est bien content des images ainsi produites et de l’effet qu’elles font sur le marais électoral en énervant les gens contre tous types de manifestants

2°) Justement à la suite de la phrase précédente et concernant les manifs, les chaines de télé publique se sont récemment étendues complaisamment sur des comptages qui par ailleurs peuvent être véridiques (à savoir s’ils ne comptent que les gens sur la CHAUSSEE, entre trottoirs ou s’ils ajoutent aussi les gens sur les trottoirs ?) mais dont l’usage est biaisé : quand il y a quasiment qu’une seule fête à Macron à Paris, c’est entièrement normal que le jour où il y a 190 manifestations dans toute la France, le vulgum pecus désirant manifester ait préféré le faire dans sa préfecture ou sous-préfecture où l’Etat est représenté par préfet et sous-préfets , et si on totalise, il y a eu bien plus de manifestants au total ! Ras-le-cul de Paris, (tout petit) centre du monde !!!!

Ces représentants de l’Etat sont d’ailleurs de plus en plus omnipotents et zélés à faire appliquer toutes les politiques délétères du gouvernement, comme c’est leur rôle, mais dans ce cas il faut bien que les contre-pouvoirs se manifestent...par exemple associatifs (les associations ont fait condamner 4 fois le préfet du 06 par le TA pour ses manquements aux lois et règlements concernant l’accueil des réfugiés, sans qu’il ait le moins du monde modifié ses actes !) mais aussi syndicaux et politiques (les élus nationaux, même d’opposition, sont écoutés localement quand ils s’expriment !)

3°) Des portugais traînent l’Union Européenne devant la justice pour manquements à ses devoirs. Pourquoi les citoyens français ne traîneraient-ils pas SYSTEMATIQUEMENT l’Etat et les CL pour leurs propres manquements ???? Il faudrait qu’un collectif se crée dans ce but, ce qui permettrait de regrouper les forces, les financements, les procédures, de la manière qui emmerde le plus le pouvoir ​", juste retour des choses vu que la principale préoccupation du pouvoir semble d’être de trouver chaque jour une nouvelle façon d’emmerder les citoyens !

Le dérapage de Gérard Collomb sur la passivité des manifestants

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a soulevé la polémique en déplorant la passivité des manifestants, samedi 27 mai 2018, face aux casseurs. Une erreur de droit. Et une faute politique.

Une quarantaine de personnes ont été interpellées en marge de la manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron. 1 400 policiers étaient mobilisés pour éviter le phénomène des « blacks blocks », avait prévenu Gérard Collomb, qui a fait procéder à des contrôles préventifs.

Quelques incidents ont opposé des manifestants cagoulés aux forces de l’ordre qui ont répondu aux jets de projectiles par des tirs de gaz lacrymogène. Sept policiers ont été légèrement blessés. Ces incidents auraient pu être évités, selon le ministre de l’Intérieur qui a déploré sur BFMTV, samedi soir, la « passivité » des manifestants devant les violences.

"Je crois que si demain on veut garder le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale, il faut que les personnes qui veulent exprimer leurs opinions puissent aussi s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être complices de ce qui se passe", a dit Gérard Collomb. Une déclaration provocatrice. Car le on veut dire nous, gouvernement. C’est une menace sur cette liberté fondamentale.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a fustigé des propos « irresponsables ». "Je pense que Gérard Collomb est un ministre qui n’est pas à la hauteur de la fonction qu’il occupe. Sa mission à lui est de protéger les manifestants", a-t-il dit sur le plateau du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI.

"Je crois qu’il faut lui demander de retirer ses propos", a renchéri sur BFM TV Clémentine Autain, députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis. Benoît Hamon, qui était samedi dans le cortège, a réagi le soir même sur BFM TV. Il a appelé la police à protéger les manifestants "au lieu de nous faire porter la responsabilité du comportement de quelques-uns, ultra-violents".

Le débat n’est pas nouveau. "Quand on n’est pas capable d’organiser des manifestations, on n’organise pas ce type de manifestation qui peut dégénérer", accusait Manuel Valls, alors premier ministre, en juin 2016, au lendemain d’une manifestation organisée par la CGT contre la loi Travail.

Nicolas Sarkozy, alors président de LR, avait même demandé que la responsabilité civile et financière de la CGT soit engagée, au lendemain d’une manifestation qui avait mal tourné. Pour que le syndicat puisse être mis en cause, "il faudrait que les injonctions préfectorales n’aient pas été respectées ou qu’il y ait eu des négligences et l’absence d’un service d’ordre ou que les organisateurs commettent eux-mêmes les dégradations ou appellent à le faire", soulignait alors Emmanuel Daoud, avocat pénaliste au barreau de Paris, cité par Le Figaro.

"Les syndicats ne sont pas responsables des casseurs dans les mouvements de grève", insiste Eric Rocheblave, spécialiste du droit du travail, sur son son blog : "Un syndicat n’ayant ni pour objet ni pour mission d’organiser, de diriger et de contrôler l’activité de ses adhérents au cours de mouvements ou manifestations auxquels ces derniers participent, les fautes commises personnellement par ceux-ci n’engagent pas la responsabilité de plein droit du syndicat auquel ils appartiennent".

A défaut d’engager sa responsabilité, peut-on aller jusqu’à regretter la passivité d’un syndicat face aux débordements, comme le fait le ministre de l’Intérieur ? "Que la CGT n’intervienne pas lors des débordements est normal, elle n’a pas le droit d’exercer une contrainte par corps. Seules la police et la gendarmerie ont une mission de service public", répond Patrick Bruneteaux, sociologue et spécialiste du maintien de l’ordre, cité par 20 minutes. Le ministre de l’Intérieur aurait été bien inspiré de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de faire des déclarations qui, prises au pied de la lettre, risqueraient de déboucher sur une guerre civile.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID, www.aid97400.re
D’après Ouest-France

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PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Mercredi 6 Juin 2018 - 11:41

* Courrier des lecteurs dans Le Quotidien de la Réunion du

VIDEO

* Vidéo BFM-TV : Tensions dans les manifestations : Gérard Collomb estime que les manifestants "sont complices" des casseurs "par leur passivité"

DÉCRYPTAGE. Casseurs : le dérapage de Collomb sur la « passivité » des manifestants

par Thierry RICHARD 27/05/2018 Ouest-France

Incidents entre forces de l’ordre et casseurs, samedi, à Paris. | CHRISTOPHE SIMON / AFP

Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a soulevé la polémique en déplorant la « passivité » des manifestants, samedi, face aux casseurs. Une erreur de droit. Et une faute politique.

Une quarantaine de personnes ont été interpellées samedi à Paris en marge de la manifestation contre la politique d’Emmanuel Macron. Environ 1 400 policiers étaient mobilisés pour assurer la sécurité.

« On veut éviter autant que faire se peut le phénomène black blocs », avait prévenu le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, qui a fait procéder à des contrôles préventifs.

Quelques incidents ont opposé des manifestants cagoulés aux forces de l’ordre qui ont répondu aux jets de projectiles par des tirs de gaz lacrymogène. Sept policiers ont été légèrement blessés. Ces incidents auraient-ils pu être évités ? C’est l’avis du ministre de l’Intérieur qui a déploré sur BFMTV, samedi soir, la « passivité » des manifestants devant les violences.

Manifestants « complices »

« Je crois que si demain on veut garder le droit de manifester, qui est une liberté fondamentale, il faut que les personnes qui veulent exprimer leurs opinions puissent aussi s’opposer aux casseurs et ne pas, par leur passivité, être complices de ce qui se passe", a dit Gérard Collomb. Une déclaration qui, comme il fallait s’y attendre, a soulevé la polémique.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a fustigé dimanche des propos « irresponsables ». "Je pense que Gérard Collomb est un ministre qui n’est pas à la hauteur de la fonction qu’il occupe. Sa mission à lui est de protéger les manifestants », a-t-il dit sur le plateau du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI.

« Je crois qu’il faut lui demander de retirer ses propos », a renchéri sur BFM TV Clémentine Autain, députée La France insoumise de Seine-Saint-Denis. Le chef de file de Génération.s Benoît Hamon, qui était samedi dans le cortège, a réagi le soir même sur BFM TV. Il a appelé la police à protéger les manifestants « au lieu de nous faire porter la responsabilité du comportement de quelques-uns, ultra-violents ».

Responsabilité engagée ?

Le débat n’est pas nouveau. « Quand on n’est pas capable d’organiser des manifestations, on n’organise pas ce type de manifestation qui peut dégénérer », accusait Manuel Valls, en juin 2016, au lendemain d’une manifestation organisée par la CGT contre la loi Travail.

Nicolas Sarkozy, alors président de LR, avait même demandé que la responsabilité civile et financière de la CGT soit engagée, au lendemain d’une manifestation qui avait mal tourné. Plus facile à dire qu’à faire.

Pour que le syndicat puisse être mis en cause, « il faudrait que les injonctions préfectorales n’aient pas été respectées ou qu’il y ait eu des négligences et l’absence d’un service d’ordre ou que les organisateurs commettent eux-mêmes les dégradations ou appellent à le faire », soulignait alors Emmanuel Daoud, avocat pénaliste au barreau de Paris, cité par Le Figaro.

Une incitation à la guerre civile

« Les syndicats ne sont pas responsables des casseurs dans les mouvements de grève », insiste Eric Rocheblave, spécialiste du droit du travail, sur son son blog : « Un syndicat n’ayant ni pour objet ni pour mission d’organiser, de diriger et de contrôler l’activité de ses adhérents au cours de mouvements ou manifestations auxquels ces derniers participent, les fautes commises personnellement par ceux-ci n’engagent pas la responsabilité de plein droit du syndicat auquel ils appartiennent ».

A défaut d’engager sa responsabilité, peut-on toutefois aller jusqu’à regretter la « passivité » d’un syndicat face aux débordements, comme le fait Gérard Collomb ? « Que la CGT n’intervienne pas lors des débordements est normal, elle n’a pas le droit d’exercer une contrainte par corps. Seules la police et la gendarmerie ont une mission de service public », répond Patrick Bruneteaux, sociologue et spécialiste du maintien de l’ordre, cité par 20 minutes.

Autrement dit, le ministre de l’Intérieur aurait été bien inspiré de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de faire des déclarations qui, prises au pied de la lettre, risqueraient de déboucher sur une guerre civile

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