Dans le projet de budget pour 2025, le gouvernement de François Bayrou envisage d’augmenter la taxe sur les transactions financières (TTF), bien que dans des proportions modestes. Le texte amendé au Sénat prévoit une hausse de la TTF de 0,3 % à 0,4 %, mais la commission mixte paritaire (CMP), qui chercha un compromis entre députés et sénateurs le jeudi 30 janvier, souhaite bien l’augmenter à 0,5 %.
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Economie
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Augmenter la taxe sur les transactions financières, c’est possible
10 février 2025, par JMT -
Comment exploser les comptes publics en 5 leçons par Emmanuel Macron
2 octobre 2024, par BERNARDO DorianeIl n’y a pas encore le feu à la maison, nos créanciers financent largement nos besoins et les taux d’intérêt sont orientés à la baisse. Mais la France est désormais engagée sur un chemin budgétaire périlleux. Depuis 2017, la dette publique s’est accrue de 1 000 milliards d’euros. Autour de l’équivalent de 98 % du PIB en 2017, elle se situait en mars dernier à 110,7 % et finira l’année plus haut.
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Michel Barnier, un ancien ministre de l’Environnement à Matignon
30 septembre 2024, par JMT60 jours après les élections législatives, Emmanuel Macron vient enfin de nommer un Premier ministre. Michel Barnier, ancien ministre de l’Environnement et plusieurs fois commissaire européen prend les rênes de Matignon. Si même ses opposants lui reconnaissent un “intérêt sincère” pour les problématiques environnementales et l’héritage précieux qu’il a laissé sur ces sujets, ses positions très à droite sur l’immigration sont décriées… sauf au sein du Rassemblement national. Fumée blanche au-dessus de l’Elysée. Le jeudi 5 septembre, près de deux mois après les élections législatives dont le Nouveau front populaire est arrivé en tête, Emmanuel Macron a nommé Michel Barnier Premier ministre. Depuis plusieurs jours déjà, le Président de la République cherchait un nom pour « rassembler le plus largement ». Comprendre : éviter une motion de censure devant une Assemblée nationale très divisée.
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Les credos droitiers de Michel Barnier
27 septembre 2024, par JMTLe nouveau Premier ministre Michel Barnier prônait en 2021 des mesures drastiques sur le travail, les retraites et l’immigration. De quoi le rendre compatible avec Emmanuel Macron et Marine Le Pen. « Emmanuel Macron a échoué » parce qu’il y a chez lui « trop d’arrogance, trop de mépris ». Donc, « il faut changer de politique, et s’il faut changer de politique, il faut changer de président ». Souvenons-nous, il n’y a pas si longtemps, en 2021, lors de l’un des débats des primaires de la droite qui l’opposait à Eric Ciotti, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Philippe Juvin, Michel Barnier taillait un beau costume pour l’hiver au président de la République. Ni l’un, ni l’autre ne semblent rancuniers puisque le second vient d’appeler le premier à Matignon. Ces passes d’armes télévisées ont été l’occasion pour Michel Barnier d’affirmer ses lignes de force économiques. Un passage rapide sur ces différents débats – majoritairement consacrés aux questions de sécurité et d’immigration – fait ressortir quelques credos. Qui n’ont rien de rassurant. L’ancien commissaire européen et négociateur du Brexit salue le diagnostic de Laurent Wauquiez lorsqu’il promeut « le travail plutôt que l’assistanat ». Le durcissement des règles de l’assurance chômage risque de revenir sur la table.
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Macron veut changer de Premier ministre pour que rien ne change
13 septembre 2024, par JMTAu 58e jour sans gouvernement officiel – car il y a bien un gouvernement officieux, dit « démissionnaire » –, les Français se demandent sans doute ce qu’attend encore Emmanuel Macron pour nommer un Premier ministre à Matignon. On peut certes avancer l’explication psychologique – la difficulté pour Jupiter d’abdiquer son pouvoir –, l’excuse d’actualité – les Jeux olympiques puis paralympiques à Paris –, ou encore l’argument politicien – laisser aux partis politiques le temps de « décanter » les résultats des élections législatives du 7 juillet. Aucun ne satisfait réellement l’analyse. D’abord, parce qu’en refusant sèchement de nommer Lucie Castets à la tête d’un gouvernement NFP, le président de la République a fait un acte politique : exclure toute hypothèse de rupture nette avec la politique économique et sociale qu’il a menée depuis maintenant dix ans. Dès le mois de juillet, le locataire de l’Elysée faisait savoir qu’il ne voudrait pas que l’on « défasse » ce qui avait été fait, ce qui désignerait en particulier la politique de l’offre…
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L’anti-wokisme d’Elon Musk, une gouvernance à la dérive
26 août 2024, par JMTLe patron de Space X et Twitter a décidé de déplacer les sièges de ses entreprises au Texas en raison de la culture woke en Californie. Il a pris pour cible une loi protégeant les élèves transgenres, accusant cette éducation d’avoir poussé un de ses enfants à changer de genre. En toile de fond, c’est aussi la fiscalité et son soutien à Donald Trump qui l’ont motivé. C’est un patron pas comme les autres. Un patron dont l’idéologie anti-woke a des conséquences pour le moins importantes sur ses entreprises. Le 16 juillet dernier Elon Musk, à la tête de l’entreprise aérospatiale SpaceX et du réseau social X (ex-Twitter), a annoncé déplacer le siège social de ses deux sociétés au Texas. La raison : un texte, promulgué la veille par Gavin Newsom, le gouverneur démocrate de Californie, visant à protéger les droits des élèves transgenres et à lutter contre la discrimination. Il interdit au personnel scolaire de divulguer à qui que ce soit des informations sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’un élève sans son consentement préalable. Cette interdiction concerne également les parents de l’élève. « Il y a un an, j’ai expliqué clairement au gouverneur (Gavin) Newsom que les lois de cette nature allaient forcer les familles et les entreprises à quitter la Californie pour protéger leurs enfants », a expliqué Elon Musk.
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La Loi PACTE échoue à judiciariser la RSE
14 août 2024, par JMTCinq ans après son entrée en vigueur, la loi Pacte n’a pas permis de marier économie et transition écologique et sociale. Pierre Janot, avocat au Barreau de Grenoble et président d’Actionnaires pour le Climat, explique les failles à l’origine des échecs en matière de RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises). Le 22 mai 2019, il y a cinq ans, était promulguée l’ambitieuse loi Pacte avec un double objectif aux accents d’oxymore : lever les obstacles à la croissance des entreprises et mieux prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux. Car si d’après les promoteurs de la loi, le volontarisme entrepreneurial devait permettre de dépasser cet antagonisme, sur le terrain, les résistances étaient nombreuses à l’idée de repenser le projet d’entreprise en intégrant des enjeux environnementaux. Car la fin du monde, dans les priorités du chef d’entreprise, peut aussi être reléguée après la fin du mois. Comment pourrait-il en être autrement ? Deux ans après son vote, le rapport Rocher remis à Bruno Le Maire constatait déjà le faible succès de la loi Pacte sur son volet responsabilité environnementale, tout en reconnaissant que si le monde économique détient une responsabilité majeure dans les dégradations écologiques, il peut également jouer un rôle clé dans les solutions à apporter pour réorienter l’économie vers la conservation de la nature.
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Le programme pour déstabiliser l’économie mondiale porte un nom, le Trumponomics
2 août 2024, par JMTEntre protectionnisme, concurrence fiscale et promotion des hydrocarbures, le programme économique du candidat Trump, qu’il a détaillé dans une interview à Businessweek, annonce une grande instabilité globale. On ne savait pas trop ce que seraient les piliers de la politique économique de Donald Trump en cas de retour au pouvoir. Bloomberg Businessweek permet de s’en faire une idée. Et cauchemarder, tant les pistes proposées par l’ancien président des Etats-Unis sont susceptibles de secouer l’économie mondiale. Premier axe, le protectionnisme. Trump annonce des tarifs douaniers de l’ordre de 60 à 100% sur les produits chinois et de 10% sur toutes les importations américaines, y compris celles venant du Canada, du Mexique ou de l’Union européenne. De quoi attiser les tensions commerciales internationales. Son modèle ? L’ancien parlementaire et président américain William McKinley (1843 -1901). Ce dernier a passé une première Loi protectionniste en 1890 portant sur 1500 produits. Et durant la campagne pour la présidentielle de 1896, qu’il a gagnée, il s’est autoproclamé « Tariff Man » (« homme des droits de douane », en anglais) !
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La Cour des comptes torpille Bruno Le Maire
31 juillet 2024, par JMTLe ton est policé, le langage factuel, technique, mais nul besoin de surinterpréter le contenu de la dernière publication de la Cour des comptes, pour y lire un réquisitoire contre la gestion des finances publiques 2017-2023. Bien entendu, l’institution répète à longueur de pages que pour maîtriser ses déficits budgétaires et réduire sa dette, la France devrait s’attaquer à la baisse de ses dépenses publiques. Mais calée sur sa fonction d’expert-qui-ne-fait-pas-de-politique, elle ne nous dit pas lesquelles il faudrait réduire ni ne mesure les conséquences macroéconomiques et sociales de ce choix. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs… Plus intéressant est le bilan de la politique fiscale que propose le document. On sait que le déficit budgétaire a dérapé l’an dernier pour s’établir à 5,5% du PIB. Le manque de recettes y a joué pour beaucoup. En partie car le lien entre progression du PIB et progression des recettes fiscales est redevenu plus normal, après avoir été extraordinairement élevé en 2022.
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Qui va gagner ou perdre avec les programmes...
19 juillet 2024, par JMTEn matière de redistribution, les choix politiques du RN et du NFP sont très différents. Là où le programme du RN, s’il était appliqué, augmenterait les inégalités de niveau de vie, celui du NFP les réduirait fortement. Mais qu’est-ce que cela implique, concrètement, pour le quotidien d’un célibataire, d’une mère isolée ou d’un couple avec deux enfants ? Les effets distributifs calculés mesurent la variation mensuelle attendue du revenu disponible « ajusté », c’est-à-dire que l’on compare l’augmentation (ou la baisse) du revenu des individus après application des mesures de politiques publiques annoncées dans les programmes, une fois les impôts prélevés et les prestations sociales versées (c’est-à-dire la redistribution monétaire) mais aussi une fois l’utilisation des services publics comptabilisée (ou « redistribution élargie », incluant l’ensemble des transferts monétaires et les services publics). On parle alors de revenu disponible « ajusté » de la consommation de services publics. Les analyses récentes des comptes nationaux distribués effectuées par l’Insee montrent que la réduction des inégalités en France est due pour moitié à l’existence des services publics, qui finalement comptent davantage que la redistribution purement monétaire.
AID Association Initiatives Dionysiennes