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Après les couleuvr(in)es, les grenades ? quel régime !

CM45 - Un hologramme nommé Hulot

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

mardi 8 mai 2018, par JMT

L’icône jadis riait quand elle s’agitait dans les étranges lucarnes, l’icône n’a plus rit quand elle s’est fourvoyée dans le "Grenelle de l’Ecologie",vaste sarkoniaiserie qui a fini en eau de boudin, et maintenant sans doute de temps en temps l’icônerie jaune ! C’est pas chouette quand la charrette fait Hue Low !

C’est nul ? ouf ! j’avais peur de ne pas arriver à descendre assez bas pour être à la hauteur de l’insondable gouffre où dégringole, un peu plus à chaque sortie, notre hélicologiste de service à qui Jupiter, qui révèle là un certain sadisme, savonne (même pas avec un gel Ushuaïa) les planches où il tente de placer ses pauvres répliques dans ce superbe navet digne de l’art officiel lèche-cul de naguère.

Qu’allait-il faire dans cette galère ? peut-être le saura-t-il un jour ? Macron siffle, Hulot vole, c’est l’écologie 2.0 (deux poings (serrés) ? zéro ! :-)

Je pense qu’il va bientôt falloir organiser une collecte nationale pour le financement d’une cellule psychologique pour soutenir l’hélicologiste dont on ne voit pas combien de temps encore il pourrait supporter ce traitement sans péter un câble. Ceci-dit Macron semble moins dur à supporter.... qu’une défaite face à Eva Joly. Horreur c’est une immigrée ? :-) Très chère Eva, merci à vous mille fois d’avoir montré, en 2011 qu’il n’avait décidément pas l’étoffe ni d’un candidat à la présidentielle, ni d’un ministre qui ferme sa gueule ou démissionne (record détenu par Chevènement :-).

CM 45-Un hologramme nommé Hulot

Pour écluser définitivement Notre-Dame des Landes, le gouvernement (Macron ?) décida d’envoyer la figure de proue de l’écologie étatique, Nicolas Hulot. Et dix mille grenades plus tard, déboula donc, à Nantes, Nicolas Hulot. Je dis dix mille. C’est peut-être vingt ou trente mille. Il faudra compter le nombre de grenades tirées lors des opérations à Notre-Dame-des-Landes, puisque les ZADistes les ont rassemblées, et regroupées en tas, certainement dans le but d’en faire ultérieurement des œuvres d’art. Si vous voulez en savoir davantage sur le sujet, et notamment apprendre comment la gendarmerie écoule son vieux stock de grenades périmées, allez sur le site d’@si (Arrêt sur Images)

Dix milles grenades plus tard, donc, déboula Nicolas Hulot. Rien qu’à voir son visage apparaître sur BFM, on savait déjà ce qu’il allait dire : « ne confondons pas l’écologie et l’anarchie ». Ce mot tout droit surgi du XIXe siècle : l’anarchie. Comme disait Luc Peillon, dans Libé, avec une délicieuse fausse naïveté, les ZADistes auraient pourtant tout pour plaire à Macron. Ils montent leurs propres entreprises (agricole, artisanale…), font preuve d’innovation, travaillent pour beaucoup sans compter leurs heures, assurant eux-mêmes leur subsistance, avec une énergie et une inventivité qui feraient pâlir de jalousie plus d’un startupper.

Eh oui. Et il faut donc remercier les grenades et leurs lanceurs, de révéler la vraie nature du macronisme. Quant à confondre anarchie et expérimentations de nouvelles formes de société, vécues par le gouvernement comme autant de verrues sur la face du néo-libéralisme, ceci n’est pas à la hauteur de Nicolas Hulot, pourtant bien au courant de ces exercices (il est très proche de Pierre Rabhi, si l’on en croit les multiples conférences communes, et leurs apparitions simultanées dans divers documentaires relatifs à la société de post-croissance) ; c’est là qu’on ressent que l’attrait, puis la pratique du pouvoir, modifient bien des hommes.

L’écologie à la Macron-Hulot, d’accord, à condition qu’elle roule dans les rails qui mènent droit vers la fin du monde. A condition qu’elle remplisse les formulaires de SCIC ou de SCOP, coche les cases, et découpe selon les pointillés. Qu’elle demande l’autorisation de la Chambre d’agriculture et de la FNSEA.

A la différence des startuppers et des pionniers du numérique, il lui est interdit d’expérimenter, d’imaginer, de rêver, de tenter en-dehors des lignes. Comme il fallait s’y attendre, l’opération Hulot ne déboucha donc sur rien. Le gouvernement n’avait pas envoyé Hulot avec des ouvertures vers l’autrement. Il avait envoyé l’image de Hulot. L’icône Hulot. Il aurait aussi bien pu envoyer un hologramme, avec le même effet.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
http://aid97400.re
D’après @si du 19/04/2018

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PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Jeudi 3 Mai 2018 - 12:07

* Courrier des lecteurs dans Le Quotidien de la Réunion du

* Courrier des lecteurs dans Imaz Press Reunion

LIEN

* Article intégral du 19 Avril 2018 d’Arrêt Sur Image de Daniel Schneidermann auquel AID est abonnée

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