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Le jour du dépassement français, 3 mois avant celui de la planète !

CM46-La France en déficit écologique dès le 5 mai

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

mercredi 9 mai 2018, par JMT

Excellent comme toujours ce rapport. Enfin excellent, ça dépend pour qui,parce que lorsqu’on lit " La pollution coûte à la France chaque année 100 milliards € liés aux impacts sanitaires, sociaux et économiques. Les premières victimes sont les classes populaires, moins protégées, moins informées.", on a en deux lignes un résumé parfait de ce qu’est la France : des élus asservis aux désirs des puissances d’argent qui les placent au pouvoir pour les servir et le mépris absolu de la classe dirigeante politique et économique pour "La France d’En-Bas" . Mais on s’est modernisé avec la Macronésie, maintenant le mépris est celui des "premiers de cordée" pour les "boulets" (ex "sans-dents" du capitaine de pédalo) qu’ils doivent évidemment tirer : quand ne sera-t-il plus politiquement incorrect de couper la corde ?

Alors la France est punie par l’Europe...enfin les contribuables français car je doute qu’on prélève sur les salaires du gouvernement et des majorités parlementaires aux ordres :-) ... Que pensez-vous de mon idée ? ce serait sympa une astreinte financière sur le salaire du préfet des Alpes-Maritimes 4 fois condamné par la justice pour des violations du droit dans l’exercice de ses fonctions ? et pourquoi pas (revenons à nos moutons bêê bêê bêê !) sur le salaire de celui qui est payé pour rappeler à l’ordre les autres gouvernants sur les problèmes dont il est question ici, l’ineffable hélicologiste déguisé en ministre d’Etat courant d’air par la grâce Jupitérienne

Ceci-dit, les beaufs de service qui râlent au volant de leur gros tas de ferraille dès que le prix du carburant augmentent feraient bien d’en prendre aussi pour leur grade, vu qu’ils sont les premiers à charger la barque sans bouger le petit doigt pour essayer d’améliorer les choses ! Pauvre France, elle est vraiment tombée par terre dans le ruisseau et ce n’est ni la faute à Voltaire ni à Rousseau.

La France en déficit écologique dès le 5 mai

Le WWF et l’ONG américaine Global Footprint Network calculent depuis 1986 le Jour du dépassement écologique. Cette date correspond au jour à partir duquel l’humanité a consommé l’ensemble des ressources naturelles au regard de la capacité régénératrice de la Terre.

L’empreinte écologique calculée par Global Footprint Context mesure le flux de ressources et services fournis par les écosystèmes (bio-capacité) et la demande humaine, à travers 6 grandes catégories : cultures, pâturage, zones de pêches, produits forestiers, espaces bâtis, carbone. Elle se focalise sur les surfaces terrestres et maritimes nécessaires aux consommations humaines mais ne prend pas en compte toutes les conséquences de ces dernières, notamment la pollution.

Au niveau mondial, le Jour du dépassement écologique était le 02/08/2017, contre fin septembre en 1997. Le WWF met ainsi en exergue l’érosion du capital naturel et ses conséquences : diminution des stocks de poissons, sécheresses, perte de biodiversité.

Pour la première fois, elle communique séparément le Jour du dépassement écologique français, pour sensibiliser les pouvoirs publics, alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie et la stratégie nationale bas carbone doivent être révisées fin 2018.

En 2018, ce Jour du dépassement intervient le 5 mai pour la France, soit 5 jours plus tôt qu’en 2014. Le déficit écologique de la France s’est aggravé, pas le déficit financier : paradoxe d’une détérioration depuis 2015, alors que Paris accueillait la COP21.

L’Humanité exploite actuellement 1,8 Terre (1,3 planète en 1997), la France, avec 2,9 Terre exploitée figure dans le peloton de tête des pays développés : le Jour du dépassement intervient le 01/05 en Allemagne et au mois de mars aux États-Unis, au Canada et en Australie.

Le WWF impute la dégradation de l’empreinte écologique de la France à la baisse du prix du pétrole qui dope l’achat de carburants. L’empreinte carbone de la France liée à la combustion d’énergies fossiles et à la production de ciment compte pour 56% de l’empreinte écologique française.

Le WWF appelle à réduire les émissions de gaz à effet de serre des transports et des bâtiments, en accélérant le rythme des rénovations lourdes. Elle promeut l’usage du vélo comme mode de transport de masse et la mise en place de zones à circulation restreinte pour les véhicules à basses émissions.

Notons que les émissions mondiales de CO2 liées à l’énergie ont augmenté de 1,4% en 2017, atteignant un niveau record de 32,5 Gt. Cette hausse intervient après 3 années stables et contraste avec la réduction nécessaire aux objectifs de l’accord de Paris sur le changement climatique.

Mise à l’amende par l’Europe pour son mauvais comportement à l’égard de la Nature, la France creuse ainsi chaque jour un peu plus, par ses orientations politiques, son déficit par rapport au reste de la planète. Depuis le 5 mai donc, tout ce que nous consommons est pris sur le stock, au-delà des capacités de renouvellement de nos ressources naturelles.

Et cette pression ne cesse d’augmenter. À force de couper les arbres, jeter ou polluer l’eau potable, bétonner les terres arables, les ressources n’ont plus le temps de se renouveler et nous vivons à crédit.

La pollution coûte à la France chaque année 100 milliards € liés aux impacts sanitaires, sociaux et économiques. Les premières victimes sont les classes populaires, moins protégées, moins informées.

Pour sortir de cet engrenage, que chacun·e prenne conscience de son pouvoir d’agir au quotidien. La transition écologique ne doit plus être un vœu, et doit être amorcée. Créatrice d’emplois et de bien-être, elle doit être le fruit d’une mobilisation de la société et du politique. Or, le président Macron néglige la COP21, méprise la transition énergétique, et ignore ses promesses sur l’environnement.

Alors que nous nous rapprochons toujours un peu plus du point de rupture, l’inaction climatique et environnementale est criminelle, si ce n’est génocidaire si l’on regarde ce que deviennent les peuples soumis aux chaleurs extrêmes. Pauvre France, pauvre Monde…

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

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LE RAPPORT

WWF-FRANCE

Le WWF est l’une des toutes premières organisations indépendantes de protection de l’environnement dans le monde. Avec un réseau actif dans plus de 100 pays et fort du soutien de près de 6 millions de membres, le WWF œuvre pour mettre un frein à la dégradation de l’environnement naturel de la planète et construire un avenir où les
humains vivent en harmonie avec la nature, en conservant la diversité biologique mondiale, en assurant une utilisation soutenable des ressources naturelles renouvelables, et en faisant la promotion de la réduction de la pollution et du gaspillage.

Depuis 1973, le WWF France agit au quotidien afin d’offrir aux générations futures une planète vivante. Avec ses bénévoles et le soutien de ses 220 000 donateurs, le WWF France mène des actions concrètes pour sauvegarder les milieux naturels et leurs espèces, assurer la promotion de modes de vie durables, former les décideurs, accompagner les entreprises dans la réduction de leur empreinte écologique, et éduquer les jeunes publics. Mais pour que le changement soit acceptable, il ne peut passer que par le respect de chacune et de chacun. C’est la raison pour laquelle la philosophie du WWF est fondée sur le dialogue et l’action.

Depuis décembre 2009, la navigatrice Isabelle Autissier est présidente du WWF France et Pascal Canfin en est le directeur général. Pour découvrir nos projets sur le terrain, rendez-vous ICI : Ensemble, nous sommes la solution.

Pour télécharger le rapport

GLOBAL FOOTPRINT NETWORK

Global Footprint Network œuvre pour une économie durable grâce à l’utilisation de l’Empreinte Écologique. Il s’agit d’un outil de gestion des ressources naturelles renouvelables qui mesure les flux de ressources et services fournis par les écosystèmes, la demande humaine sur ces flux, tout en identifiant l’origine de ces flux et de cette demande. Lien

PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du Lundi 7 Mai 2018 - 11:22

* Courrier des lecteurs dans Le Quotidien de la Réunion du

* Courrier des lecteurs dans Imaz Press Reunion

La France à crédit écologique dès samedi

BFMTV pour L’Express (avec AFP), publié le 04/05/2018 à 12:21 , mis à jour à 14:18

L’ONG Global Footprint Network estime que si l’ensemble de l’humanité vivait comme les Français, elle aurait aujourd’hui "besoin de l’équivalent de 2,9 planètes Terre" pour subvenir à ses besoins.

La France fait figure de mauvais élève. Chaque année, l’ONG Global Footprint Network calcule le "jour du dépassement" pour le monde - c’est à dire la date à laquelle l’être humain a consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète peut renouveler sur une année. En 2017, cette date est tombée le 2 août à l’échelle du monde. A l’échelle de la France, pour l’année 2018, ce jour tombera ce samedi 5 mai, soit trois mois avant la date mondiale de l’an passé.

Selon les calculs, refaits chaque année avec des statistiques mises à jour, le jour du dépassement français arrive toujours plus tôt depuis quatre ans (du 10 mai en 2014 au 5 mai en 2018). A titre de comparaison, en 1961, il tombait seulement le 30 septembre. Le record remonte toutefois à 2008 (25 avril), après une amélioration pendant plusieurs années marquées par la crise économique mondiale.

Si l’humanité vivait comme les Français, dont les deux-tiers de l’empreinte écologique sont liés à l’alimentation, aux déplacements et à l’énergie pour le logement, elle aurait aujourd’hui "besoin de l’équivalent de 2,9 planètes Terre pour subvenir à ses besoins", selon Global Footprint Network. La moyenne mondiale se situe autour de 1,7 Terre.

Comparée à d’autres pays, la France se trouve au niveau de l’Allemagne ou du Royaume-Uni, où le jour du dépassement tombe aussi début mai. Au Qatar, il tombe dès février et aux Etats-Unis en mars.
Une transition écologique "pas assez ambitieuse"

Ce mauvais résultat est un "signe que la transition écologique n’est pas assez ambitieuse", a réagi l’ONG WWF, pointant notamment l’augmentation de la consommation de carburants pour les transports, liée à la baisse des prix du pétrole.

C’est d’ailleurs la première fois que WWF décide de communiquer en amont, et séparément pour la France, "pour envoyer un signal fort à un moment politique clef où plusieurs lois et décisions sont attendues dans les domaines de l’alimentation, des mobilités, de l’énergie, de la biodiversité ou encore de la lutte contre la déforestation importée".

Si on se concentre uniquement sur la France, les habitants demandent "1,8 fois plus à la nature" que ce que les écosystèmes du territoire sont en mesure de lui fournir, se servant alors des ressources naturelles des autres pays et des générations futures, explique WWF.

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