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51 ème Chronique de la Macronésie

CM51-LES TELES, LOBBYISTES DE LA MALBOUFFE

par Dr Bruno Bourgeon, président d’AID

vendredi 1er juin 2018, par JMT

Est-ce que les français en général et les consommateurs en particulier, pourraient un jour se souvenir que toute l’économie ne fonctionne que parce qu’ils CONSOMMENT ? Et donc quand des trouducs (terme particulièrement adapté puisque c’est généralement par là que la saga alimentaire finit ! :-) de financiers (car de vrais INDUSTRIELS ne s’abaisseraient pas à vendre de la merde juste pour faire du fric) se permette d’avoir cette position : "Pas du goût des industriels qui ont eu la peau de cet étiquetage en obtenant que son apposition sur les emballages reste au bon vouloir des marques.", il n’y a qu’une réponse à leur faire , le BOYCOTT, afin de faire baisser leurs ventes, donc leurs marges, ce qu’ils détestent par dessus tout ! Et d’autant plus quand on peut faire jouer la concurrence

Problème il serait interdit en France ? Légende urbaine que certains se plaisent à diffuser. C’est une circulaire prise par la Ministre Michèle Alliot-Marie pour tenter de contrer les appels du cartel BDS à boycotter la vente par Israël de produits palestiniens, qui a considéré qu’il s’agissait d’un appel discriminatoire, donc effectivement interdit.

Mais en réalité," le boycott lui-même, comme toute autre action individuelle ou collective, n’est illégal QUE s’il constitue une discrimination envers une personne physique, s’il réunit les conditions définies aux articles 225-1 et 225-29 du code pénal, c’est-à-dire si le boycott est effectué « en fonction de l’origine, du sexe, de la situation de famille, de l’apparence physique, du patronyme, de l’état de santé, du handicap, des caractéristiques génétiques, des mœurs, de l’orientation ou identité sexuelle, de l’âge, des opinions politiques, des activités syndicales, de l’appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée des membres ou de certains membres de ces personnes morales ". Néanmoins, il reste légal tant qu’il s’agit, individuellement ou sous l’appel d’une organisation légalement constituée, de ne pas consommer les produits provenant d’une certaine marque affiliée à un groupe industrie.

Qu’attend donc le peuple le plus rebelle et politisé de la Terre (sic) pour prendre son destin en mains au lieu de se contenter de jérémiades aux micro-trottoirs ou d’effets de coude aux comptoirs des rares bars qui subsistent ? Car depuis quand, donner une information factuelle à tout un chacun, qui soit ensuite libre de s’empoisonner si tel est son choix, serait-il un acte à combattre juste pour préserver les gains illicites de tricheurs patentés ? Comment notre représentation nationale, qui a parmi ses tâches, celle de contrôler les actes de l’exécutif , ne s’est-elle jamais autosaisie de ce problème, ou d’autres du même acabit.
Décidément, c’est donc toujours "politiciens tous pourris" et la Macronésie avec ses hordes d’amateurs a également raté cette occasion de renouveler VRAIMENT la politique : c’est certes plus confortable financièrement et moins fatigant intellectuellement de se vautrer dans son statut de godillot et de viser une investiture et une réélection en comptant que les moutons seront toujours obnubilés par le "ppppprrrrrrrrrrôôôôôôjjjjjjjêêêêêêêt" jupitérien ?

LES TELES, LOBBYISTES DE LA MALBOUFFE

Grandes chaînes de télé et industrie agroalimentaire, même combat ? Dans une lettre adressée à Matignon le 10 mai, les patrons de France Télévisions, TF1, M6 et Canal+ tentent de torpiller un amendement sur la publicité obligeant les annonceurs à davantage de transparence sur la qualité nutritionnelle de leurs produits. Les télévisions volent au secours de la malbouffe. C’est l’ambition de NutriScore. Ce système d’étiquetage classe les produits selon leur valeur nutritionnelle. Pas du goût des industriels qui ont eu la peau de cet étiquetage en obtenant que son apposition sur les emballages reste au bon vouloir des marques.

A défaut d’avoir réussi à l’imposer sur les emballages, le médecin et député de la majorité Olivier Véran présente ces jours-ci à l’Assemblée nationale, contre l’avis du gouvernement, un amendement visant à obliger les marques comme Coca-Cola, Nestlé ou MacDonald à le faire figurer à la fin de chaque spot. À défaut, le député propose de contraindre les récalcitrants à s’acquitter d’une contribution égale à 5% du montant de la pub. Davantage de transparence sur les produits alimentaires dans les spots de pub ? Voilà qui rencontre l’opposition de l’association nationale des industries agroalimentaires mais aussi… des chaînes de télévision. À l’heure où le député va défendre son amendement dans l’hémicycle, malgré l’avis contraire du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, prince des lobbyistes comme aime à le rappeler Yannick Jadot, d’EELV, les patrons de chaînes sont à la manœuvre pour torpiller la mesure. C’est ce que rapportait ce mardi le site La Lettre A qui raconte comment "les patrons de médias se portent au secours de la junk food".

C’est ainsi que le 10 mai dernier la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, le directeur général de TF1, Gilles Pélisson, mais aussi Nicolas de Tavernost (M6), Jean Christophe Thiéry (Canal+) ainsi que les patrons de Lagardère Active et de NRJ Group, ont adressé un courrier commun à Matignon pour faire part de leur opposition à cet amendement, dans laquelle les patrons de chaînes s’alarment "des conséquences graves qu’aurait l’adoption de telles dispositions pour l’économie des secteurs que nous représentons." Leur argument ? "Le secteur de l’alimentation constitue le premier investisseur publicitaire en télévision avec plus de 20% du marché, soit plus de 650 millions d’euros net par an". En d’autres termes, l’obligation du logo anti-malbouffe risquerait de faire fuir les annonceurs et pourrait même entraîner, "une chute significative des chiffres d’affaires des chaînes de télévision et donc de leurs investissements dans la production audiovisuelle et cinématographique française et européenne."

Rien que ça. Plusieurs syndicats de production audiovisuelle ainsi que le directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) ont également signé. Quant au "manque à gagner" pour la création, il "s’établirait à plus de 200 millions d’euros" frissonnent les signataires. A les en croire "c’est l’ensemble du financement des chaînes dans les contenus – sport, magazines, divertissements, information – qui serait impacté et l’ensemble de la filière audiovisuelle qui représente 130 000 emplois." Bientôt la fin de la télévision et du cinéma français, sur fond de chômage de masse ? Et tout ça à cause d’un logo anti-malbouffe ? Non ? Mort de rire.

Entre défense du cinéma et lutte contre l’obésité, le gouvernement a choisi : il s’oppose à l’amendement. Lors de sa présentation en commission en avril, l’amendement signé par 75 députés LREM avait été rejeté d’une voix. Alors que le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert estime qu’une obligation serait une entrave, le député a décidé de soumettre tout de même son amendement au débat en séance plénière, les 22 et 23 mai. Lui qui fut rapporteur de la "loi mannequin" contre la maigreur des top-models et de la taxe soda était l’invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC : "c’est un débat qui doit être public. Je ne pense pas qu’une lettre en catimini soit la meilleure façon de mener ce débat public." Et d’ajouter :"Qui mieux que des patrons de chaînes pour organiser un débat sur cette question ?" Chiche, TF1, M6 ou France Télévisions ? En attendant, Olivier Véran s’est exprimé sur RMC dont le groupe n’a pas signé le courrier anti-Nutriscore.

Dr Bruno Bourgeon, président d’AID
www.aid97400.re

D’après Arrêt sur Images et La Lettre A

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PUBLICATION DANS LES MEDIAS LOCAUX

* Courrier des lecteurs de Zinfos974 du

* Courrier des lecteurs dans Le Quotidien de la Réunion du

France Télés, TF1, M6 et Canal, lobbyistes de la malbouffe

Élu gratuit par nos abonné.e.s Manuel Vicuña @M_Vicuna 23 mai 2018 à 19:49

Grandes chaînes de télé et industrie agroalimentaire, même combat ? Dans une lettre adressée à Matignon le 10 mai, et qu’Arrêt sur images s’est procurée, les patrons de France Télés, TF1, M6 et Canal+ tentent de torpiller un amendement sur la publicité qui obligerait les annonceurs à davantage de transparence sur la qualité nutritionnelle de leurs produits. Ou quand les groupes de télévision volent au secours de la malbouffe.

Et si on contraignait les industriels de l’agroalimentaire à davantage de transparence sur la qualité nutritionnelle de leurs produits ? C’était l’une des ambitions du "Nutriscore", ce système d’étiquetage classant les produits selon leur valeur nutritionnelle. Pas vraiment du goût des industriels du secteur qui, comme nous le racontions, ont eu la peau de ce système d’étiquetage en obtenant que son apposition sur les emballages reste au bon vouloir des marques.

A défaut d’avoir réussi à l’imposer sur les emballages en rayons, le médecin et député de la majorité Olivier Véran présente ces jours-ci à l’Assemblée nationale, et contre l’avis du gouvernement, un amendement visant à obliger les marques comme Coca Cola, Nestlé ou MacDonalds à faire figurer cet étiquetage à la fin de chaque spot. À défaut, le député propose de contraindre les récalcitrants à s’acquitter d’une contribution égale à 5% du montant de la pub.

Patrons de chaîne à la MANŒUVRE

Davantage de transparence sur les produits alimentaires dans les spots de pub ? Voilà qui rencontre l’opposition de l’association nationale des industries agro-alimentaire mais aussi… des principales chaînes de télévision. À l’heure où le député Véran va défendre son amendement dans l’hémicycle, malgré l’avis contraire du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert, les patrons de chaînes sont à la manœuvre pour torpiller la mesure. C’est ce que rapportait ce mardi le site La "Lettre A" qui raconte comment "les patrons de médias se portent au secours de la junk food".

C’est ainsi que le 10 mai dernier la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte, le directeur général de TF1, Gilles Pélisson, mais aussi Nicolas de Tavernost (M6), Jean Christophe Thiéry (Canal+) ainsi que les patrons de Lagardère Active et de NRJ Group, ont adressé un courrier commun à Matignon pour faire part de leur opposition à cet amendement. Une lettre qu’Arrêt sur images s’est procurée (et que nous reproduisons en intégralité au pied de l’article) dans laquelle les patrons de chaînes s’alarment "des conséquences graves qu’aurait l’adoption de telles dispositions pour l’économie des secteurs que nous représentons."

En tête de la lettre datée du 10 mai 2018

Leur argument ? "Le secteur de l’alimentation constitue le premier investisseur publicitaire en télévision avec plus de 20% du marché, soit plus de 650 millions d’euros net par an", écrivent les co-signataires. En d’autres termes, l’obligation du logo anti-malbouffe risquerait de faire fuir les annonceurs et pourrait même entraîner, selon eux, "une chute significative des chiffres d’affaires des chaînes de télévision et donc de leurs investissements dans la production audiovisuelle et cinématographique française et européenne." Rien que ça. À l’appui de cet argumentaire, plusieurs représentants de syndicats de production audiovisuelle ainsi que le directeur général de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) ont apposé leur signature à côté de celle des patrons de télévision.

Quant au "manque à gagner" pour la création, il "s’établirait à plus de 200 millions d’euros" frissonnent les signataires qui ne s’arrêtent pas là dans le catastrophisme. A les en croire "c’est l’ensemble du financement des chaînes dans les contenus – sport, magazines, divertissements, information – qui serait impacté et l’ensemble de la filière audiovisuelle qui représente 130 000 emplois." Bientôt la fin de la télévision et du cinéma français (voir européen), sur fond de chômage de masse ? Et tout ça à cause d’un logo anti-malbouffe ?

"Une lettre en catimini"

"Entre défense du 7e art et lutte contre l’obésité, le gouvernement a choisi : il s’opposera à l’amendement..." constate La Lettre A . De fait, lors de sa présentation en commission en avril, l’amendement signé par quelque 75 députés (LREM) avait été rejeté d’une voix. Alors que le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert estime qu’une obligation serait une entrave au marché, le député à décidé de soumettre tout de même son amendement au débat en séance plénière, ces 22 et 23 mai. Le député qui fut rapporteur de la "loi mannequin" contre la maigreur des top-modèles (voir notre article) et de la taxe soda était l’invité de RMC ce mercredi matin. Au micro de Jean-Jacques Bourdin, Véran, qui a été mis en copie de cette lettre, assure que "c’est un débat qui doit être public. Je ne pense pas qu’une lettre en catimini soit la meilleure façon de mener ce débat public."

Et le député d’ajouter :"Qui mieux que des patrons de chaînes pour organiser un débat sur cette question ?" Alors, chiche TF1, M6 ou France Télés ? En attendant, c’est sur RMC dont le groupe NextRadioTV n’a pas signé le courrier anti-Nutriscore que Véran a été invité.

(avec Romain Gaspar)

VIDEO

* Boycott interdit en France : ce scandale expliqué en 5 minutes – Blabla #13

LIENS

* Boycott par Wikipédia

* Discussion sur le boycott

* Un Arrêt de2002 de la LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE COMMERCIALE, FINANCIERE ET ECONOMIQUE déboutant une entreprise frappée par un appel au boycott

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